Tour du monde – Chili

Nous sommes parti pour six mois d’une aventure qui va nous marquer pour le reste de notre vie.
Nous quittons la Nouvelle Zélande avec l’espoir de revenir, des images magnifiques plein les yeux. La suite nous conduit au Chili, terre de naissance de Johan. En prenant l’avion, nous allons revivre notre journée….

Nouveau site 2020 – Le récit et informations sont celles écrites lors du TDM 2010 – avec nos sensations du moment….

La Chili si c’était ….

un animal: le chien errant
une couleur: les différents ocres pour le nord, le vert pour le sud
un son : Le bruit des vagues et du vent
une boisson: le jus de fruit naturel
un objet: Les collectivos
un mot: tranquiiiiille

Présentation

Appartient à l’Amérique du  Sud dans l’hémisphère sud,  Océan  Pacifique à l’ouest
pays limitrophes  : Pérou Bolivie  , Argentine – le tropique capricorne passe au nord du Chili
surperficie: 756 950 km
population:16 ,454 M
densité: 20h/km²
climat:  nord désertique – centre: méditerranéen – sud  polaire
monnaie: peso
langue: espagnol
capitale: Santiago
religion : 70% catholiques 30% protestants, témoins de Jehova, …sans( 10%)
ethnies: quechua, mapuche, diaguite…
politique : république présidentielle.
occupé par les Incas,  les Espagnols arrivent en1535
indépendant de l’Espagme en 1818

Itinéraire

voir le lieu en cliquant sur le lien

Valparaiso – Quintero – San Antonio

Encore une date facile à retenir, nous sommes arrivé à Santiago le 11/11 et nous avons vécu le 11 / 11 deux fois à cause du décalage horaire – 16 heures avec le Chili.
Nous avons été accueilli par Nicolas qui nous a emmené à Quintero où nous avons retrouvé toute la famille. Estelle s’est immédiatement attachée à kathy. Et le reste de la famille nous ont accueillis à bras ouverts. Nous avons fait la connaissance de Catherine la femme de Nicolas, elle parle bien le français même si elle s’en défend. Luis nous a embarqués pour un repas au restaurant – vues sur l’océan – empanadas et carmenere… un excellent début.

Nous nous sommes couchés pas trop tard, histoire de récupérer . A Quintero, nous avons préparé la suite de notre voyage au Chili et Argentine et entre discussions et repas nous avons peu dormi mais passé de supers moments.  Une sortie à la pêche totalement improductive, mais nous nous régalons d’une « vieille » – c’est le nom d’un poisson local – en plus c’était une Grosse Vieille…
Nous redécouvrons l’Amerique Latine tout est « tranquiiiiilllle », peu planifié ou planifié à l’arrache.Genre, nous devons partir à 10 heures, finalement nous partons à 11h1/4 … c’est comme ça.

San Antonio.
Le dimanche Luis a organisé une grande sortie avec TOUTE la famille pour San Antonio.Tout le monde dans le mini-bus spécialement affrété avec une chauffeuse. San Antonio est la ville de notre rencontre avec Johan. Ce sera une journée spéciale, nous ferons le tour du port, manger tous ensemble poisson panés. Grands moments de joie. Puis, Luis nous conduit à un orphelinat, qui est peut être celui où Johan a vécu. Nous irons finalement dans deux endroits, repasserons devant le tribunal de notre première rencontre. 
Le personnel de l’orphelinat nous on fait visité, fiers que l’on puisse avoir une vision de ce qu’ils font pour les enfants. Ce fût un très grand et intense moment d’émotion…

Nous passons 2 jours à Valparaiso,  la première pour la réservation de notre avion pour Atacama et ensuite pèlerinage des lieux où nous déambulions il y a 6 ans, rien n’a changé et c’est toujours avec le même plaisir, notamment Bogarin , lieu de prédilection avec des jus de fruit délicieux, mais aussi les collines aux maisons colorées, les ascensores, les bords de l’océan, les vieux quartiers….. de beaux souvenirs qui reviennent.
Nous reviendrons à Valparaiso pour Noël et surtout le Jour de l’AN – ça promet nous serons tous réunis.

San Pedro de Atacama

Mercredi nous nous envolons pour Calama, en transit pour San Pedro de Atacama, désert à perte de vue, quand on vit des choses différentes dans la même journée on a l’impression de vivre deux jours. L’avion et le mini-bus nous ont pris 4 heures plutôt que les 26 heures de bus pour rejoindre Atacama. Ceci pour assister à une séance d’observation des étoiles la nuit.
Mais l’arrivée sur San Pedro le soir avec la lumière rasante sur les montagnes, les dunes de sable, et le désert environnant était à couper le souffle.
Nous laissons Johan raconter la nuit en observatoire, qui était passionnante et s’est terminée par une tisane ou un chocolat chaud. Et oui les journées sont chaudes et les nuits très froides, comme tout désert qui se respecte. Leçon d’astronomie à 1h du matin, vive l’école buissonnière !!!!!
San Pedro est un petit village en plein désert  totalement orienté vers le tourisme, la rue principale est une succession de restaurants, hôtels ou agences de voyages pour les excursions alentour. Il n’empêche que c’est un bien beau village.

Une leçon d’astronomie – Johan
Un monsieur – Alain Maury nous a montré plusieurs  constellations , des nébuleuses  et la  lune de  11H du soir à 1H du matin avec télescopes. On a vu Sirius et Bételgeuse . Sirius est bleue car elle est plus chaude que Bételgeuse  qui est orange. Elle est plus froide que Sirius. Exemple avec le  fer, quand tu le fais fondre il est en premier orange après rouge et jaune et enfin bleu quand il est très très chaud. On a observé les cratères de la lune, la ceinture Orion .. ses trois étoiles ne se voient pas en relief. On ne voit pas les même étoiles dans les deux hémisphères. Les  étoiles bougent si peu que on n’a pas l’impression qu ‘elles bougent.

Nous prenons 3 excursions avec Cactus tour,
la première nous emmène à 6h du matin – lever 5h1/2 – au lever du soleil au bord d’une lagune en plein désert de sel. Les flamands roses et autres oiseaux sont là pour se nourrir et le moment est magique, nous prenons le petit déjeuner en regardant la lagune.
Puis nous montons tranquillement vers 4300 mètres, là encore au bord d’une lagune au mileux des montagnes, la petite marche nous fatigue vite à cause de l’altitude.
En redescendant, nous nous arrêtons dans des villages – pour manger – et nous repassons le tropique du Capricorne que nous avions passé en Australie. Là, passait le chemin des Incas – enfin par là, non plutôt là… , les Incas laissaient des postes de repos pour leurs messagers à espaces réguliers.

Une journée plus relaxe – repos du matin et super petit dej, et le soir, nous partons pour se baigner dans des lagons au milieux des salars. Le vent est de la partie et refroidit certaines ardeurs. Rosanne reste au bord, mais les 3 autres se baignent dans la lagune de .. enfin se baignent, flottent sur l’eau car elle est comme la mer morte, remplie de sel.
Le vent gène le reste de la fin d’après midi et nous buvons notre pisco sour en regardant le coucher de soleil, mais emmitouflés dans nos polaires.

Dimanche, repos, achats de souvenirs, visite du musée, – très beau – et nous assistons au classico de San Pedro, grand tournoi de foot où tout va à une vitesse prodigieuse. Même Sinté aurait gagné !!
Le dernier jour, lever à 3h30 pour bus à 4 heures, 2 heures de route et nous sommes de nouveau à 4300 mètres à – 9°  mais au milieu de geysers (encore) mais surtout d’un paysage étrange. Les fumerolles, le lever du soleil, l’aspect désertique donnent un ensemble de fin du monde. A la différence des autres endroits -Yellowstone ou Rotorua – il n’y a aucune barrière, et nous pouvons nous approcher de très près des eaux chaudes et des fumées.
Un petit dej.  là dessus et dès les premiers rayons du soleil,nos corps se réchauffent.Nous redescendons sur San Pedro en nous arrêtant dans un village maintenant dépeuplé et en visitant un canyon.
Repos du début d’am et Estelle et Yves repartent pour 3heures de cheval à travers l’oasis et surtout le désert et la vallée de la Muerte… ballades, pas de galop sauf un petit, court mais décoiffant pour Estelle. Le lendemain départ pour l’Argentine, à suivre sur les pages argentines. Nous reviendrons au Chili bientôt.

Petit aparté, à Santiago, nous sommes assis sur un banc en attendant Yves, et un petit monsieur nous aborde en anglais. Nous parlons ainsi un long moment, des Chiliens en général, des Mapuche en particulier, de Victor Hugo et……instituteur à la retraite, il prend son temps. Il le prend même pour nous accompagner à la « librairie française »  de Santiago. Voilà l’essentiel: prendre le temps pour l’échange, être attentif à l’autre. Nous aimons ces moments.

Chiloe

Nous avons retrouvé le Chili après la traversée par l’Aconcagua et Santiago. Une soirée avec Emilie Et Félipe dans un resto sympa de Santiago où nous avons rencontré Maello Ruiz, célèbre ! chanteur de Salsa. Nous avons une dédicace…. bus de nuit confortable pour Puerto Montt et re bus pour Ancud – Chiloe. Nous sommes accueilli par la pluie et le froid ce qui nous change vraiment. Nous essayons d’aller voir les pingouin, mais trop de vent, les bateaux ne sortent pas et nous non plus – Sieste et repas tranquille. Nous partons pour Castro, capitale de Chiloe et nous déambulons pour voir les fameux palafitos, maisons en bois sur pilotis au bord de mer et surtout en couleur. La ville est charmante et comme toute ville, elle prépare Noël. Chiloe est connue aussi pour ces églises en bois dons plusieurs sont classées au patrimoine mondial de l’unesco. Et en effet elles sont très belles. Nous visitons tranquillement plusieurs villages fort charmants au bord de l’eau. Nous retrouvons à Achao, un couple de français rencontré à Atacama… le monde est vraiment petit. Nous prenons le temps d’échanger nos impressions sur le Sud du Chili. Chiloe est une ile où le métier de météorologue doit être compliqué, il peut faire soleil et quelques centaines de mètres après il pleut. Il y a aussi du vent. Tout peut se passer en une journée. Nous apprécions ces petits villages et prenons le temps de nous reposer avant le passage dans le Sud au bout du monde.

Patagonie

Punta Arenas

Nous arrivons à 3 heures du matin à notre hôtel après un vol de nuit et un atterrissage des plus spectaculaires. Le pilote avait averti qu’il y avait du vent, normal en cette saison… mais l’avion est ballotté de droite à gauche par les rafales… Mais le pilôte maîtrise la situation… ouf, mais c’était drôlement impressionnant. Au matin, le vent ne s’est pas calmé et nous comprenons mieux que nous sommes dans le Sud.Nous faisons toutes nos réservations de bus et hôtels pour être tranquilles et attaquons la visite de la ville. Une place charmante avec des bâtiments néo coloniaux, Punta Arenas est un endroit où beaucoup d’immigrés d’Eeurope sont arrivé,certains pour faire fortune. Ils ont donc construit de belles bâtisses autour de la place centrale et dans les rues adjacentes. Nous arrivons en face du détroit de Magelan. Nous marchons difficilement contre le vent et arrivons au port où nous pensons prendre un verre, mais … finalement nous partons pour voir les pingouins, une excursion part à l’instant et peut nous emmener. Détour à l’hôtel pour les zooms et nous nous retrouvons au bord de l’océan après une route de piste qui nous fait traverser la végétation patagonienne. Le guide nous explique que une estancia petite c’est environ 5000 Ha une moyenne c’est 100000 Ha et une grande 290000Ha…. Au bord de la mer, nous comprenons l’expression « battu par les vents ». La plaine à perte de vue (encore une fois) et le vent qui siffle. La marche est difficile mais nous sommes récompensés par la vue de nombreux pingouins. Nous sommes proches d’eux, mais ne voyons pas de petits (ils sont encore dans les nids). C’est superbe, mais …. venté. Retour tranquille et soirée calme avec maux d’estomac pour Yves. Demain départ pour Puerto Natales.

Patagonie

Puerto Natales – Parc de Torres el Paine

3 heures de bus en traversant les plaines de Patagonie. Encore des territoires immenses et isolé. Peu de maison.Puerto Natales s’avère être un petit village charmant, mais nous retrouvons des touristes et nous devons faire plusieurs endroits pour trouver notre « petit nid patagonien ». Les enfants sont dans une chambre à part avec d’autres voyageurs… Ils se racontent des histoires pour faire peur.
Le village est bien agréable, nous poussons jusqu’à une boulangerie tenue par une Française, qui nous explique que le vent, et bien c’est normal ici, que les toîts des maisons ne s’envolent pas, que parfois à Punta Arenas, ils mettent une corde pour aider à traverser les rues !Nous décidons de réserver une voiture pour visiter le parc sur les conseils de notre hôte.
Le parc de Torres del Paine est réellement superbe, un des plus beaux sites que nous ayons visité.
Une succession de montagne, lacs, plaines, pics enneigés, animaux sauvages… tout est splendide.

Paine signifie Bleu en langage Tehuelches et Torres désigne les 3 pics en formes de tours qui se dessinent dans le décors brumeux. Et du bleu nous allons en voir sous toute ses formes. Nous prenons la journée pour circuler tranquillement dans le parc, marcher et admirer.
Un lac où flotte des iceberg du glacier Grey , une rivière et un lac aux eaux bleues transparentes, irréelle.
Du vent bien sûr, nous sommes en Patagonie….
Des animaux, guanacos à quelques mètres de nous, lapins, oiseaux et des faucons dans le ciel et surprise avant de partir des faucons à tête noire et aigles carancho sur une carcasse de ganaco.Nous sommes tout près d’eux et le spectacle est étonnant, le survol du faucon est impressionnant au- dessus de nos têtes.
Une magnifique journée qui nous a saoulés de vent mais aussi d’images. Un bon gros dodo et des rêves plein la tête.

C’est décidé, nous partirons jusqu’à Ushuaia, la ville la plus au sud du monde, nous laisserons les glaciers Argentin (Perito Moreno) car nous n’avons plus de temps.

De retour de Ushuaia, le ferry nous ramène sur la piste de Punta Arenas. Aujourd’hui jour de chance, car le détroit est calme, la semaine dernière le vent était si violent que le ferry était resté  à quai. Des petits dauphins blancs et noirs font la course avec le ferry, ils jouent à passer dessous. Ils sont plus petits que les gris que nous connaissons. Mais le moment est magique.
Sur le ferry qui traverse le détroit, un monsieur qui voyage dans le même bus que nous m’aborde(Rosanne)et me montre les dauphins, noirs  et blancs et plus petits que les gris. Puis nous parlons de nous, de notre voyage, de lui et de son exil en Argentine après le coup d’état de Pinochet, de son installation à Rio Grande, sur la route 3 en direction d’Ushuaia. Voilà encore un moment privilégié comme je les aime, où on prend le temps pour l’autre, comme avec le monsieur de Santiago, on échange plus en ¾  heure avec un inconnu que parfois avec une personne que l’on côtoie.

Santiago – Valaparaiso

Nous revenons juste pour Noël et le Jour de l’An à Valaparaiso – Quintéro.
Nous allons passé quelques jours en famille, repos, balades et pour le première fois, les enfants passerons le jour de l’an sans nous.
Nous les laissons repartir de Valparaiso en collectivos jusqu’à Quintero. Manque de bol, le bus tombe en panne, ils doivent se débrouiller pour changer… Mais tout est bien qui fini bien.
Le feu d’artifice pour le 31/12 est un évennement à Valparaiso. Toute la baie est illuminée et le spectacle est grandiose. Nous passons cette soirée avec Luis, Nicolas, Catherine et des amis.
Magnifiques souvenirs, encore. Le 1er, journée tranquille au bord de la mer à Quintéro, les enfants sont heureux, ils ont fait la fête même si, à cause de l’âge d’Estelle ils n’ont pas pu aller en discothèque.
Le lendemain, nous attaquons la dernière étape de ce tour du monde, en Colombie, terre de naissance de Estelle.

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